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Quand la musique est bonne

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Eden McDougall

❝Bestial Empathy.❞


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MessageSujet: Re: Quand la musique est bonne Lun 8 Aoû 2016 - 16:56

Oh mon dieu ! Qu’est-ce qu’il avait dit ? Fait ? Ohlala… Le blond paniqua en voyant l’autre s’étouffer. Il avait dit une bêtise ? Mais pourtant le regard que l’homme avait eu en le voyant torse nu, c’était pas pour ça qu’il avait rougi à ce moment-là ? Il avait pas envie de lui ? Il l’avait pas invité à manger pour le draguer comme à peu près toutes les personnes qui s’étaient dites transcendées par son art ? Oh non… Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il remplit le verre d’eau du brun, en lui tendant pour qu’il puisse calmer son étouffement impromptu. Eden se maudissait. Vraiment. Il ne savait faire que ça, tout gâcher. Se méprendre sur les intentions de tout le monde et… C’était insupportable. Il se trouvait si nul. Déjà qu’il se trouvait nul jusque là, là, ben, il atteignait les sommets de la nullité, et il s’en voulait vraiment de mettre si mal à l’aise… Quelqu’un d’honnête. Bon sang, pourquoi était-il si nul pour déchiffrer les intentions des gens vis à vis de lui ? Alors qu’il était le premier à noter les rapprochements d’autrui… Et là… Ahh… Il se sentait terriblement ridicule. Il était devenu rouge écarlate lui aussi. Et il n’avait pas l’excuse de s’être étouffé avant. Il n’osait même plus regarder M. D’Ysambre. C’était tellement la honte. Comment espérer être crédible après une bourde pareille ? Il venait de signer la fin de sa carrière non ? Cet homme allait raconter sa méprise à tout le monde dans le milieu artistique et quand il oserait se pointer sur scène, on le pointerait du doigt et on rirait de lui. Il allait devenir la blague de l’année. De la décénnie. C’était un désastre. Et…

Hey ! C’était pas sympa ce qu’il disait là ! Eden n’était pas si facile que ça à mettre dans un lit. Enfin en ce moment, un peu, mais… Il était pas sensé lui dire ça, c’était carrément vexant, et cela réussit à lui faire relever la tête avec un air un peu blessé, et vexé. Il n’était pas un mec si facile… Il n’aurait pas accepté d’aller dans le lit d’Ange sans le vouloir… On lui faisait pas faire n’importe quoi de son derrière !

J’aurai pas forcément voulu y aller… Vous méprenez pas, j’suis pas désespéré…” rétorqua-t-il d’une voix pas très convaincante.

Son désespoir devait carrément se sentir là. Et c’était si pathétique d’essayer de défendre un honneur qu’on avait soi-même bien sabordé. Il aurait voulu pouvoir se transformer en souris et s’enfuir loin de ce repas et de cette table. Pourquoi il ne pouvait pas se téléporter ?

Vous avez le droit… Désolé… D’avoir cru… C’était stupide…” bafouilla-t-il tout aussi gêné que l’autre. “Vous avez sans doute pas tort de faire une pause, c’est tellement pourri les sentiments…

Pourquoi disait-il ça ? Bon sang. Il eut un soupir. Il passa ses mains sur son visage. Tentant peut-être de cacher sa honte, et les larmes qui lui montaient aux yeux. Il avait tout gâché. Il avait envie qu’on le serre fort, qu’on lui dise que c’était pas si grave. Seulement, il était probablement bloqué là, pour encore de longues minutes gênantes.

Oui j’ai saisi… Désolé… J’ai cru…” Il eut un soupir. “C’est juste que vous auriez pas été le premier à essayer et… Ces derniers temps, je manque de lucidité, il faut croire… Je suis désolé… Vous n’avez rien fait… C’est moi… Je me fais toujours des idées… Je suis pas fichu de me méfier des bonnes personnes, et quand je tombe sur quelqu’un sans mauvaises intentions je me ridiculise… Je suis désolé… C’est ma faute… Vous voulez peut-être que je vous laisse ? Histoire de vous épargner la présence d’un complet idiot…

Il ne releva pas la tête, trop honteux. Ange avait pu le trouver talentueux, mais maintenant, il devait juste le trouver stupide. C’était si idiot. Un tel gâchis d’opportunité. Pourquoi fallait-il toujours qu’il se saborde, qu’il gâche toutes ses chances en jugeant si mal les gens ? Donner sa confiance à un mec qui l’abandonnait. Se méfier d’un homme qui le trouvait juste doué. Poignarder son frère en plein coeur alors qu’il serait toujours le seul à ses côtés sans poser de questions. Il était si nul. Il repassa sa main sur ses yeux. Pourquoi pensait-il à tout ça ? Il n’avait pas assez de ses conneries actuelles, il fallait que toutes les autres viennent en coeur se rappeler à lui ? C’était insupportable...

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Where are you now ? Another dream. The monster's running wild inside of me. I'm faded, I'm faded. So lost, I'm faded... Under the bright but faded lights. You've set my heart on fire. Where are you now?

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Ange d'Ysambre

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MessageSujet: Re: Quand la musique est bonne Jeu 11 Aoû 2016 - 11:45

Ah mais non mais il pleurait là ? Il ne fallait pas qu’il pleure, Ange était toujours totalement démuni face aux larmes d’autrui. Une fêlure dans sa carapace que son père lui reprochait souvent. Quand on voulait se lancer dans les affaires et que l’on dirigeait sa propre entreprise, il fallait être fort et ne pas se laisser distraire par le premier crocodile qui passe. De bien beaux mots que le pianiste ne pouvait que cautionner mais la réalité des faits était toute autre. Voyant la détresse de son camarade, il héla un serveur, commanda une vodka, plus pour le pourcentage d’alcool que pour gout. Puis, le laissant toujours parler, il se leva, posant un genou à terre près de lui avant de lui tendre un mouchoir en tissu qu’il avait dans sa poche.

« Allons, allons, ne pleurez pas. »

Il sentit dans la paume de sa main le picotement de son pouvoir qui cherchait à s’imposer – écho de la volonté du jeune homme à calmer les larmes. Il regarda ses mains vierges de gants (il les avait enlevé pour manger) et se recula un peu, évitant tout contact. C’était bien le moment que CA se réveille aussi tiens. Dès qu’il voulait quelque chose avec un peu de force, le voilà qui se mettait à faire du zèle. C’était convaincre qu’il fallait, rassurer. Pas manipuler ce pauvre innocent pour lui faire artificiellement ravaler ses larmes. Rha. Il fronça les sourcils, agacé contre lui-même et cette particularité qui l’aidait bien mais qu’il ne contrôlait pas toujours. Il attrapa ses gants sur la table, les passants sur ses mains. Le tissu ne stoppait pas son pouvoir mais il en ralentissait les effets et ça lui laissait en général le temps de se contrôler. Vaguement. Il leva la tête, cherchant son regard, sérieux et posé.

« Vous devez vraiment travailler sur votre estime de vous. Nous avons eu un malentendu, certes, mais ce n’est pas une catastrophe. Cela ne change rien à l’artiste que vous êtes, j’en sais simplement un peu plus sur l’homme derrière. Ce que j’ai dit, je le pense toujours et je suis toujours aussi déterminé à avoir votre aide pour mon entreprise. Ça, c’est sur le plan professionnel. Et je vous prie de croire, Eden, que quand j’ai décidé quelque chose, je peux être extrêmement têtu alors vous allez me faire le plaisir de sécher vos larmes, de boire le verre qu’on vient de vous apporter et de relever la tête. »

Sa voix était douce et son ton n’admettait aucune discussion. Avec le temps, il avait en effet remarqué que lorsqu’on utilisait la combinaison des deux, en y ajoutant une certaine politesse, les gens obéissaient sans même s’en rendre compte. Et quand bien même cela ne marchait pas, lui non plus ne pouvait pas renier sa nature. Il était tel qu’il était, étrange mélange entre la sensibilité à vif de l’artiste et la froide contenance de son monde. Un pied dans chaque univers. Il soupira un peu, changeant de genou pour soulager la tension.

« N’ayez jamais honte de l’homme que vous êtes, Eden. Tout ce que vous vivez, les moments gênant, les joies, les peines, les déceptions et les angoisses, tout ça ne sont que des richesses supplémentaires pour votre jeu d’acteur. C’est en vivant que l’on peut apprendre à ajouter de la profondeur à nos arts. Votre sensibilité est votre force, c’est grâce à elle que vous pouvez véhiculer aussi bien ce que vous cherchez à reproduire sur scène. Personne ne vous demande d’être parfait. La perfection fait peur, elle dérange. On vous demande d’être humain et, croyez-moi, vous l’êtes. Alors, ce que je vous propose c’est que cet échange reste entre nous. Une parenthèse humaine. Si vous voulez me parler un peu plus, de façon informelle, de ce qu’il se passe dans votre vie en ce moment, cela ne me dérange pas et rien de ce que vous me direz ne sortira d’ici. Et puis, lorsque vous aurez repris un peu de poil de la bête, nous reviendrons à nos discussions professionnelles En échange, vous allez arrêter de me traiter comme une icône et tenter de vous rappeler que je suis humain, moi aussi. Avons-nous un accord ? »

Il espérait que oui. Il espérait très fort que oui. Parce que bon, il était quand même agenouillé dans un lieu public devant un autre homme – lequel pensait qu’il lui avait fait des avances déplacées par ailleurs – ce n’était pas pour que son contrat lui file sous les doigts pour une bête histoire de fesses et de lit. Et si encore il avait été intéressé il aurait eu une compensation mais même pas. Il retint un soupir. C’était fatiguant, cette recherche incessante d’un ou d’une partenaire adapté. Là, il faisait une pause mais il savait bien, il savait très très bien qu’un de ces jours, sa famille reviendrait à la charge. Pour perpétuer le nom des d’Ysambre. Faire son devoir envers sa lignée.

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Dolphin
‘Cause I know a magic dolphin, swimming above the world. And in my dreams, it promised me that someday I’ll find my girl. She has the taste of summer, cute shiny eyes of love, and until I find that girl of mine, I have a friend above.
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Eden McDougall

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MessageSujet: Re: Quand la musique est bonne Dim 14 Aoû 2016 - 19:38

Qu’est-ce que… Il faisait quoi, là ? Il était… à genoux devant lui ? Qu’est-ce que c’était que ce délire ? Mon dieu… Tout le monde les regardait là, non ? Même pas, en fait, le restaurant n’était pas plein, et leur table était un peu à l’écart alors. Ça n’empêcha pas le blond de fixer Ange incrédule, ses deux grands yeux bleus écarquillés par la surprise. Le rouge ne quittait vraiment plus ses joues. Enfin, c’était quasiment tout son visage qui prenait une teinte cramoisie alors qu’il prenait le mouchoir du brun. Il s’essuya les joues. Tout gêné d’être si… pathétique. Ce mot revenait trop dans sa tête. Pathétique et ridicule semblaient être les maîtres mots de sa soirée. C’était assez affligeant du coup. Et… Pourquoi il remettait ses gants ? L’homosexualité, ça ne s’attrape pas comme ça… Mais son sarcasme ne dépassa pas ses lèvres, restant juste dans un coin de sa tête. Ses yeux un peu perdus peinaient à soutenir le regard si assuré et sérieux d’Ange. Il n’avait pas l’aplomb pour faire face à ce genre de personne. Il se laissait submergé, se faisait lui même un croche-patte pour rester en dessous de ces gens-là.

Eden eut une petite grimace quand l’autre évoquait sa confiance. Il n’avait pas besoin d’Ange pour savoir ça. Mais se l’entendre dire par presque un inconnu… C’était un peu plus convaincant que de se le dire mentalement. Seulement, il n’y avait pas de guide pour apprendre à s’aimer à sa juste valeur, s’aimer tout court, ce serait déjà un grand pas pour le blondinet. Ah ça pour en avoir appris sur l’homme derrière l’artiste… Il avait même appris qu’il pouvait y avoir un homme derrière l’homme derrière l’artiste. Et pour quelqu’un comme Eden, c’était beaucoup trop intime comme révélation envers quelqu’un qui ne serait jamais cet homme derrière lui. C’était franchement, gênant.

D’ac...d’accord…” bafouilla le blond.

Il sentait bien que de toutes façons, il n’avait pas trop le choix. On n’avait pas trop l’air de pouvoir contrarier un d’Ysambre. Eden se sentait encore plus infantiliser. Devait-on le materner jusque dans le milieu professionnel ? Lui qui se faisait une minuscule fierté d’avoir réussi à avancer tout seul dans ce milieu de rapace en une année. Et là… Il se sentait comme un adolescent que sa mère remet sur le droit chemin. C’était pas du tout plaisant. Et… Il n’allait jamais se relever ? Non parce que… C’était un peu bizarre non ? Enfin, il avait certifié ne pas vouloir coucher avec lui, mais là, on aurait pu croire qu’il le demandait en mariage… C’était perturbant. Quoique, avec beaucoup de cynisme, une partie de son esprit se disait que quitte à se marier, autant le faire avec un homme aussi fortuné… Rah. Tais-toi, Roger. Oui, Roger, c’était cette voix désagréable dans sa tête. Et non, il n’était pas fou. Il écouta, se mordillant les lèvres comme une enfant coupable. Ah ça pour ne pas être parfait, il pouvait lui faire confiance… Il eut un petit soupir, un peu gêné, un peu stressé aussi.

On a un accord…” souffla-t-il en se tortillant sur sa chaise un peu mal à l’aise.

Il ne se rendait pas compte de ce qu’il lui demandait ce beau brun, là ! Mais bon… Il pouvait bien essayer ? Oui, ça il pouvait. Il se mordilla la lèvre.

Vous devriez peut-être commencer par vous rasseoir, non ?” dit-il gêné. “Je crois qu’on va finir par remarquer que vous êtes en train de me demander en mariage…

Il eut un petit rire. C’était une façon comme une autre de détendre un peu l’atmosphère. Et surtout se détendre lui. Il attendit que le brun soit à nouveau convenablement installé pour prendre le verre qu’il lui avait commandé. Et il but le shooter d’une traite, sans se souvenir de ce que c’était. Le blond s’étouffa. Ha la vache. C’était beaucoup trop fort pour lui… Il se reprit cependant, essayant de garder la tête haute.

Peut-être que c’est une information que vous auriez du avoir sur l’homme avant de me dire de boire ça, je ne tiens absolument pas l’alcool…” Il eut un petit rire. “Et… Je ne suis pas sûr que vous vouliez en savoir plus sur l’homme, et je suis pas sûr de vouloir en parler non plus… Non pas que je remette votre discrétion en doute, ou le fait que vous puissiez être un bon conseiller, mais… C’est un peu trop intime comme discussion.

Il prit une bouchée de son plat, s’excusant du regard, mais il devait vraiment faire passer le goût de vodka dans sa gorge, ça brûlait vraiment trop. Il mangea deux ou trois bouchées. Il but aussi un verre d’eau. Histoire d’être à peu près opérationnel.

C’est bon, je suis… Disposé pour une conversation purement professionnelle. Toute tentative de drague sera complètement ignorée, soyez en assuré. Par contre…” Il se mordit la lèvre, mais osa finalement tout de même. “Pourquoi vous avez remis vos gants ?

Sa curiosité n’avait pas de mauvaises intentions. Il se demandait juste comment il faisait pour supporter ça avec cette chaleur, c’était un peu étrange… Et puis, c’était une façon de connaître le brun, non ?

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